ACCUEIL | FLUX RSS Mardi 18 Mai 2021

SANTE - Publié le 18/06/2020 à 13:29


Endométriose : des conséquences importantes sur la vie sociale et professionnelle des patientes


AFP

Selon une enquête Endofrance réalisée en janvier 2020 en collaboration avec le laboratoire Gedeon Richter et l'institut Ipsos, 65% des femmes atteintes d'endométriose estiment que leur maladie affecte leur bien-être au travail. 

Bien qu'on en parle de plus en plus dans les médias, l'endométriose, maladie gynécologique,qui touche une femme sur dix, accuse encore un retard diagnostic de sept ans en moyenne. Très invalidante au quotidien dans ses formes les plus sévères, son symptôme le plus connu reste les règles douloureuses. 

Or, cette maladie qui se caractérise par la présence de tissu endométrial hors de l'utérus se manifeste de plusieurs manières, selon le degré de sévérité de la femme qui en souffre. Les souffrances de la patiente peuvent être multiples et ne concernent pas uniquement les règles : douleurs pelviennes, gêne pendant les rapports sexuels, difficultés pour uriner, crampes abdominales...

D'après l'enquête dévoilée ce mercredi par l'association EndoFrance et réalisée auprès de 16000 patientes, l'endométriose impacte de nombreux aspects de la vie quotidienne de ces femmes que ce soit sur le plan sexuel (55%), psychologique (54%) ou physique (50%). La vie professionnelle elle aussi s'en retrouve fortement bouleversée : 65% des femmes actives interrogées déclarent que leur maladie a un impact important sur leur bien-être au travail.

L'enquête précise par ailleurs que les patientes souffrent en moyenne de 4,6 symptômes lorsque la maladie commence à se manifester. Bien qu'il n'existe aucun traitement définitif pour soigner l'endométriose, la prise de pilule estro-progestative ou d'anti-inflammatoires peut aider à réduire les douleurs. Parmi les patientes interrogées, 66% suivent un traitement, la plupart du temps hormonal (45%), comme la pilule ou le stérilet.

L'amélioration de la formation des professionnels de santé et la création de centres d'experts sont les deux mesures plébiscitées pour améliorer le vécu et la prise en charge des patientes. Près de 8 femmes sur 10 préféreraient être soignées dans un centre spécialisé dans la prise en charge de l'endométriose, et ce même si l'établissement se situe loin de leur domicile.

Une maladie encore peu connue du grand public

EndoFrance a également interrogé un échantillon représentatif de la population (plus de 1 000 personnes âgées de plus de 18 ans), afin d'évaluer le taux de connaissance global de l'endométriose chez des personnes non concernées par la maladie. L'enquête s'est également intéressée à l'impact de la maladie sur le quotidien des partenaires de vie des patientes atteintes d'endométriose.

Malgré sa récente médiatisation, l'endométriose reste encore une maladie peu connue du grand public : seuls 50% des 1000 personnes interrogées déclarent savoir de quoi il s'agit avec précision. Toutefois, dès que l'on aborde la maladie plus en détail (traitement, nombre de femmes concernées, nature des symptômes, retentissement de la maladie sur les activités du quotidien et la vie sociale), ce pourcentage chute à 34%. 

Chez les personnes en couple avec des femmes touchées par l'endométriose, la maladie exerce également un impact sur le quotidien : 64% d'entre elles se disent préoccupées par la santé de leur partenaire. En dehors de l'inquiétude, la compréhension (48%) et la compassion (46%) sont les deux sentiments qui priment.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Produits végétariens: une étude pointe leur faible teneur en protéines végétales
Envie de protéines? Mettez des sauterelles dans votre assiette
Arrêts cardiaques hors hôpital : des médecins élaborent un outil pour évaluer les risques de lésions cérébrales
Le premier chien testé positif au coronavirus aux Etats-Unis est mort
Que se passe-t-il si vous mangez trop de fibres?
On sait maintenant d'où vient l'odeur de transpiration
Quatre cas de démence sur dix pourraient être évités ou retardés
Coronavirus: les pays nordiques, très rares îlots sans masque dans le monde
L'effet confinement se fait encore sentir chez les personnes sujettes au stress
Du hard seltzer bientôt à l'apéro... Mais c'est quoi ?
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Les T-Rex adolescents ont évincé les espèces de dinosaures plus petites, selon une étude
Italie: découverte d'un char de l'époque romaine près de Pompéi
Australie: un mouton délesté de son pelage de 35 kg
La Russie lance son premier satellite de surveillance de l'Arctique
Dès 2022, un satellite Franco-Chinois pour observer la jeunesse de l'univers
 LES PLUS LUS 
Un accélérateur de particules pour révéler les secrets de papyrus vieux de 2.000 ans
Comment le cerveau accroît ou diminue la perception de la douleur
Le poisson-clown n’a pas la capacité génétique de s’adapter
Égypte: découverte de momies d’animaux et de statuettes à Saqqarah
L'eau sur Mars s'est volatilisée il y a 3,5 milliards d'années
L'homéopathie ne sera plus remboursée par la Sécu en 2021
Un maire décrète l’obligation d’être en joie pendant une semaine
Les prochains astronautes sur la Lune sautilleront moins
Un exosquelette connecté au cerveau permet à un patient tétraplégique de marcher
Le stress prénatal chez les futures mères pourrait nuire au développement cérébral de l'enfant à naître
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2021 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.049 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.