ACCUEIL | FLUX RSS
Vendredi 3 Juillet 2020

SCIENCE - Publié le 05/09/2019 à 16:36


Le monstre du Loch Ness: et s'il y avait anguille sous roche?


AFP

Ce n'est pas un requin, pas davantage un poisson-chat ou un esturgeon géant. Et si l'insaisissable monstre du Loch Ness était... une anguille géante? Après une longue étude, dont les résultats ont été dévoilés jeudi, un scientifique néo-zélandais vient conforter cette hypothèse.

Le généticien Neil Gemmel, de l'université d'Otago à Dunedin (Nouvelle-Zélande), a analysé et séquencé les ADN de 250 échantillons d'eau recueillis jusque dans les profondeurs du lac écossais.

Les résultats ont conduit le scientifique et son équipe à écarter l'hypothèse d'un reptile venu du fin fond du Jurassique.

Le "monstre" - affectueusement surnommé "Nessie" - dont la plus ancienne observation remonte au VIe siècle après JC, n'est pas un plésiosaure, un grand reptile aquatique. L'étude permet également d'écarter d'autres hypothèses de poissons géants --silure, esturgeon ou même requin du Groenland.

"On retrouve une quantité significative d'ADN d'anguille", qui foisonnent dans les eaux froides du Loch Ness, selon le Pr Gemmel.

Alors, les eaux froides du Loch Ness seraient-elles peuplées de spécimens géants ?

"Nos données ne révèlent pas leur taille mais la quantité que l'on a retrouvée fait qu'on ne peut pas écarter la possibilité qu'il y ait des anguilles géantes dans le Loch Ness", a souligné le généticien.

"Des investigations supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ou infirmer cette théorie mais selon nos données, l'hypothèse d'une anguille géante reste plausible", conclut le professeur Gemmel, qui note que cette piste avait déjà été évoquée en 1933.

Les théories abondent sur la nature du monstre, allant du reptile marin préhistorique en passant par un oiseau aquatique ou... le mouvement des vagues sous l'effet du vent.

Si le mystère n'est pas encore complètement résolu, le professeur néo-zélandais se félicite d'avoir constitué une "excellente base de données" sur ce qui peut se trouver dans ce lac légendaire des Highlands, attraction touristique majeure pour l'Ecosse.

On y a prélevé de l'ADN d'humain, de chien, de mouton ou de bétail, mais aussi de la faune sauvage locale: cerfs, blaireaux, renards, campagnols ainsi que de nombreuses espèces d'oiseaux.

En 2006, après deux ans de recherches, un paléontologue écossais avait conclu que "Nessie" était en fait un éléphant d'un cirque ambulant en train de nager dans les eaux du Loch.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Norvège: premiers coups de pelle pour excaver un bateau viking
Don du corps à la science: leur utilisation pour des crash tests
Don du corps à la science, anatomie d'une pratique opaque
Les ancêtres des crocodiles auraient marché sur deux pattes, selon une étude
Pourquoi les berniques collent-elles si fort aux rochers ?
Les humains sont capables de décrypter les cris des chimpanzés
Le plus vieil oeuf de l’Antarctique a été pondu par un énorme reptile marin
Eruption du Vésuve: découverte d'un fragment de cerveau vitrifié
Les chiens savent catégoriser les mots, même prononcés par des inconnus
Des fossiles révèlent comment nos oreilles sont nées
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Un virus de grippe porcine découvert comme propice à une prochaine pandémie
Le siège de la Nasa prend le nom de Mary Jackson, première ingénieure afro-américaine
Miction impossible? La Nasa lance un appel à idées pour des toilettes lunaires
Norvège: premiers coups de pelle pour excaver un bateau viking
Don du corps à la science: leur utilisation pour des crash tests
 LES PLUS LUS 
L'eau sur Mars s'est volatilisée il y a 3,5 milliards d'années
Un accélérateur de particules pour révéler les secrets de papyrus vieux de 2.000 ans
Un exosquelette connecté au cerveau permet à un patient tétraplégique de marcher
Égypte: découverte de momies d’animaux et de statuettes à Saqqarah
Le stress prénatal chez les futures mères pourrait nuire au développement cérébral de l'enfant à naître
Les prochains astronautes sur la Lune sautilleront moins
L'homéopathie ne sera plus remboursée par la Sécu en 2021
Le poisson-clown n’a pas la capacité génétique de s’adapter
Le Nobel de médecine couronne la recherche sur l'adaptation du corps au manque d'oxygène
La pratique régulière du sport pourrait améliorer la santé cardiovasculaire à n'importe quel âge
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2020 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.064 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.