ACCUEIL | FLUX RSS
Lundi 1 Juin 2020

PLANETE - Publié le 20/08/2019 à 14:42


Climat: les canicules seront plus longues, prévient une étude


AFP

Canicules, sécheresses, pluies… Déjà plus intenses et plus fréquents, les extrêmes météo des étés de l’hémisphère Nord vont aussi durer plus longtemps, même avec un réchauffement de la planète limité à +2 °C, selon une étude publiée lundi.

« Les événements météorologiques extrêmes sont généralement analysés en terme d’intensité et de fréquence, mais c’est souvent leur persistance qui provoque les effets les plus graves », notamment sur la santé humaine et sur l’agriculture, souligne cette étude parue dans la revue Nature Climate Change.

Les chercheurs se sont donc penché sur les risques que ces périodes de vagues de chaleur ou de précipitations s’allongent, notamment dans les zones tempérées de l’hémisphère Nord.

« Si le monde se réchauffe de 2 °C par rapport aux niveaux pré-industriels, nous pourrions voir un changement majeur des conditions météo d’été », a commenté dans un communiqué Peter Pfleiderer, du centre de recherche Climate Analytics.

Selon l’étude, dans un monde à +2 °C, la probabilité de canicules de plus de deux semaines devrait augmenter de 4 % en moyenne, avec des risques encore plus importants dans le Nord de l’Asie, le centre de l’Europe et l’est de l’Amérique du Nord.

La probabilité de persistance de périodes à la fois chaudes et sèches est similaire, mais avec des pics régionaux importants, jusqu’à 20 % dans l’est de l’Amérique du Nord.

Les risques d’une période de sept jours de précipitations importantes augmentent eux de 26 %, faisant peser des menaces d’inondations.

« Nous pouvons prévoir des impacts de plus en plus importants des événements météo extrêmes pendant l’été, mais nos recherches montrent qu’en limitant le réchauffement à 1,5 °C, comme prévu dans l’Accord de Paris sur le climat, les réduiraient considérablement », a noté dans un communiqué Carl-Friedrich Schleussner, de Climate Analytics.

« Ayant à l’esprit le fait qu’avec le rythme actuel de réductions des émissions [de gaz à effet de serre], le monde se dirige vers 3 °C, notre étude souligne le besoin urgent d’action », a-t-il ajouté.

L’accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement à +2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, voire à +1,5 °C.  

Mais le monde s’est déjà réchauffé de +1 °C, entraînant déjà une augmentation des canicules, sécheresses ou tempêtes. Et les signes d’une persistance plus longue de ces événements sont déjà là, note l’étude.

Par exemple, l’Europe a vécu en 2018 une période chaude et sèche particulièrement longue, d’avril à septembre, interrompue par de brèves périodes de rafraichissement et de pluie, entrainant notamment une baisse des récoltes de blé en Allemagne de 15 %, selon les chercheurs.

Et au printemps 2016, trois périodes rapprochées de plusieurs jours consécutifs de pluies avaient contribué au débordement de la Seine à Paris.  

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Le recul s'accélère en Afrique pour la forêt, mère nourricière des plus fragiles
Réchauffement: le niveau des océans pourrait monter de 1,3 mètre d'ici 2100
Dans les gorges de l'Ardèche, une virginité retrouvée mais éphémère ?
Lait, vin, pommes de terre: que faire des excédents de la crise du coronavirus?
Coronavirus: au Moyen-Orient, gants et masques polluent villes et nature
Le fonds souverain de la Norvège bannit des géants miniers et énergétiques
Brésil: à plus de 50 ans, une nouvelle vie pour une éléphante
L'Amazonie est un réservoir à virus, dit un chercheur brésilien
Sécheresse catastrophique en République tchèque, selon le ministère de l’Environnement
Besoin de soutien: les adoptions d'animaux s'envolent aux Etats-Unis
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Les lampes à UV lointains, future arme antivirus dans les lieux publics?
Le manchot royal, producteur fécond de gaz hilarant
Durant la pandémie, les concerts continuent, dans des jeux vidéos
Le recul s'accélère en Afrique pour la forêt, mère nourricière des plus fragiles
Réchauffement: le niveau des océans pourrait monter de 1,3 mètre d'ici 2100
 LES PLUS LUS 
L'eau sur Mars s'est volatilisée il y a 3,5 milliards d'années
Un accélérateur de particules pour révéler les secrets de papyrus vieux de 2.000 ans
Un exosquelette connecté au cerveau permet à un patient tétraplégique de marcher
Le stress prénatal chez les futures mères pourrait nuire au développement cérébral de l'enfant à naître
Les prochains astronautes sur la Lune sautilleront moins
L'homéopathie ne sera plus remboursée par la Sécu en 2021
Le Nobel de médecine couronne la recherche sur l'adaptation du corps au manque d'oxygène
La pratique régulière du sport pourrait améliorer la santé cardiovasculaire à n'importe quel âge
Des baleines adaptent leur communication pour protéger leurs bébés
Une nécropole romaine exceptionnelle mise au jour à Narbonne
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2020 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.052 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.