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Vendredi 20 Septembre 2019

RECHERCHE - Publié le 17/07/2019 à 21:16


Alzheimer : des scientifiques tentent d'expliquer pourquoi la maladie touche plus les femmes que les hommes


AFP

Des scientifiques américains ont étudié l'activité d'une protéine impliquée dans la maladie d'Alzheimer. Selon les chercheurs, la propagation accélérée de cette protéine dans le cerveau des femmes pourrait potentiellement expliquer pourquoi les diagnostics d'Alzheimer sont plus courants chez ces dernières que chez les hommes.

Pathologie entraînant la destruction des cellules nerveuses, la maladie d'Alzheimer touche davantage de femmes que d'hommes. En France, 60% des malades d'Alzheimer sont des femmes. Les raisons de cet écart restent difficiles à comprendre.

Des scientifiques américains ont présenté de nouveaux travaux qui pourraient éventuellement expliquer ce phénomène. Présentées lors de la Conférence internationale de l'Association Alzheimer qui se déroule du 14 au 18 juillet à Los Angeles, les recherches ont été dirigées par des scientifiques du centre de médecine cognitive de l'université Vanderbilt (Tennessee, Etats-Unis). 

Les chercheurs ont basé leur étude sur la protéine Tau, qui se propage de neurone en neurone et qui est impliquée dans le processus de destruction des tissus cérébraux chez les malades d'Alzheimer. A partir d'examens d'imagerie cérébrale, les chercheurs ont retracé le parcours de la protéine Tau chez 123 hommes et 178 femmes en bonne santé et 101 patients et 60 patientes souffrant de troubles cognitifs légers. 

Une accumulation de protéine Tau plus importante chez les femmes

"C'est un peu comme reconstituer une scène de crime. Vous n'étiez pas là quand c'est arrivé, mais vous pouvez déterminer où un intrus est entré dans une maison et dans quelle pièce il est entré ensuite. L'analyse graphique fait quelque chose de similaire pour montrer comment la protéine Tau se propage d'une région à l'autre", décrit Sepi Shokouhi, professeur adjoint de psychiatrie et des sciences du comportement et chercheur principal de l'étude.

L'étude montre que les femmes semblent présenter de meilleures connexions dans les zones du cerveau où la protéine Tau se propage, ce qui pourrait accélérer son accumulation et augmenter le risque d'Alzheimer. D'autres études sont toutefois nécessaires pour valider la théorie de propagation accélérée de la protéine Tau chez les femmes, soulignent les scientifiques.

"Les différences sexospécifiques dans l'organisation pathologique, neuroanatomique et fonctionnelle du cerveau peuvent se traduire par des différences au niveau neurocomportemental et cognitif, ce qui explique les différences dans la prévalence des troubles neurodégénératifs et nous aide à développer des traitements appropriés", explique Sepi Shokouhi.

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