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Mercredi 11 Décembre 2019

SEXO - Publié le 08/06/2019 à 01:56


Le manque de sommeil chez les ados pourrait encourager les rapports sexuels non protégés


AFP

Des chercheurs de l'American Psychological Asssociation soulignent l'éventualité d'un lien entre une mauvaise qualité de sommeil et l'augmentation des comportements sexuels à risque chez les adolescents. 

Alors que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a dévoilé un rapport alarmant sur le nombre d'infections sexuellement transmissibles (plus d'un million de nouveaux cas dans le monde chaque jour) jeudi, une étude américaine publiée cette semaine dans la revue Health Psychology démontre que les adolescents qui dorment peu sont plus susceptibles d'avoir des rapports sexuels non protégés.

Dirigée par l'American Psychological Association, l'étude a interrogé 1.850 adolescents et jeunes adultes de diverses origines raciales et ethniques originaires de Californie du Sud. Les données ont été recueillies à quatre reprises entre 2013 et 2017. Les participants étaient âgés en moyenne de 16 ans en 2013 et 19 ans en 2017.

Les adolescents ont communiqué leurs horaires de sommeil en semaine et le week-end, en précisant à chaque fois s'ils avaient eu (ou non) des difficultés à dormir au cours des quatre semaines précédant l'enquête. Ils ont également indiqué s'ils consommaient de l'alcool, de la marijuana ou d'autres drogues juste avant d'avoir un rapport sexuel, et s'ils utilisaient des préservatifs.

"Dans l'ensemble, les adolescents n'obtiennent pas les huit à dix heures de sommeil recommandées par nuit", souligne Wendy M. Troxel, spécialiste en comportement et en sciences sociales et autrice principale du rapport. Cet aspect peut s'avérer problématique dans la mesure où, comme l'expliquent les chercheurs, "le manque de sommeil peut augmenter les risques sexuels en compromettant la prise de décision et en influençant l'impulsivité."

Dormir davantage le week-end réduirait les comportements sexuels à risque

L'étude révèle en effet qu'en moyenne, les adolescents qui dorment fréquemment moins de huit heures par nuit sont deux fois plus susceptibles de consommer des drogues et de l'alcool et de ne pas se protéger lors d'un rapport sexuel, comparé à ceux qui dorment 3,5 heures de plus le week-end.

Bien que cette enquête n'ait pas permis d'établir un lien direct entre la qualité du sommeil et les comportements sexuels, elle s'ajoute à un nombre croissant de recherches sur le rôle potentiel des troubles du sommeil et des comportements à risque chez les adolescents.

"La prise de risques sexuels à l'adolescence pose de graves problèmes de santé, comme le risque accru de contracter des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH", alerte Wendy Troxel, qui insiste sur l'importance pour les adolescents d'entretenir un sommeil suffisamment long et de qualité. Pour la chercheuse, retarder l'heure des premiers cours du matin pourrait être l'une des solutions. 

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