ACCUEIL | FLUX RSS
Mardi 7 Juillet 2020

SEXO - Publié le 22/05/2019 à 16:30


Deux Français sur trois ont déjà eu des troubles de l'érection, mais la plupart ne consulte pas


AFP

Entre 3 et 4 millions d'hommes français sont touchés par des problèmes d'érection. Pourtant, moins d'un million d'entre eux consultent un médecin, selon une étude Ifop réalisée pour la plateforme Charles.co et que Relaxnews dévoile en exclusivité ce mercredi 22 mai.

Premier constat de l'étude : en France, les troubles de l'érection augmentent depuis quinze ans. En 2019, 60% des hommes sont concernés par ce problème, contre 44% en 2004. Plus d'un homme sur trois (38%) a admis avoir eu au moins une forme de troubles du désir ou de l'érection au cours des 12 derniers mois. Plus particulièrement, l'étude démontre que les principaux facteurs liés à ces troubles sont la dépendance aux écrans pour 45% des hommes, le stress pour 55% d'entre eux et la consommation de vidéos pornographiques à 50%.

"Depuis l'arrivée des smartphones les gens s'informent, se comparent, complexent et s'inquiètent plus facilement. A force de regarder des films pornographiques, les hommes pensent que leurs performances sont anormales et faibles parce qu'ils se comparent aux mauvaises personnes", analyse Catherine Solano, médecin sexologue et andrologue à Paris.

La propension de la gent masculine à verbaliser leurs problèmes d'érection reste faible. Un homme sur trois (33%) reconnaît avoir déjà donné à son conjoint une fausse excuse pour masquer un problème sexuel, la fatigue physique étant l'argument le plus avancé (78%).

"Les hommes ont un rapport distant à leur santé intime, consultent très rarement un andrologue et ont une tendance à remettre au lendemain la résolution de leurs problèmes de santé intime par crainte du jugement ou sentiment de honte", expliquent Olivier Algoud et Simon Burellier, fondateurs de Charles.co, plateforme en ligne dédiée à la santé sexuelle des hommes.

Peu d'entre eux consultent

Seulement un quart des hommes (26%) présentant une dysfonction érectile a consulté un professionnel de santé. Alors que 19% en parlent à leur médecin généraliste, très peu d'hommes se tournent vers un spécialiste : 9% ont consulté un urologue, 5% un sexologue et 2% un psychologue pour des troubles de l'érection.

Pour éviter la consultation médicale, certains hommes se tournent vers des produits psychoactifs comme le Viagra (25%) mais adoptent également des comportements dangereux pour leur santé en consommant une quantité excessive d'alcool (29%) ou des substances illicites comme de la cocaïne (27%). 

Comme on peut s'en douter, ces troubles sont mal vécus sur le plan psychologique par la plupart des hommes : deux tiers des hommes qui ont souffert récemment de problème d'érection admettent avoir des complexes et des craintes lors des rapports sexuels.

"Si de nouveaux services peuvent indéniablement accroître la prise en charge thérapeutique des problèmes érectiles en facilitant l'accès à des consultations de spécialistes ou à des médicaments fiables, la lutte contre les troubles d'érection nécessite aussi de s'attaquer à certains freins d'ordre culturel au premier rang desquels les injonctions à la virilité qui ancrent dans les esprits une vision très "érectocentrique" de la sexualité masculin", analyse François Kraus, directeur de pôle "Genre, sexualités et santé sexuelle" à l'Ifop. 

Enquête réalisée sur un échantillon de 1.957 hommes représentatif de la population masculine française âgée de 18 ans et plus, via des questionnaires réalisés en ligne du 19 au 24 avril.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Aux Etats-Unis, les adolescents LGBTQ+ sont deux fois plus exposés au harcèlement scolaire que les autres
Les comportements sexuels à risque chez les adolescents peuvent être réduits grâce à l'implication des parents
Qu'est-ce qui pousse certaines personnes à considérer les femmes comme des objets sexuels ?
Les enfants transgenres se sentent autant garçons ou filles que les enfants non trans
Sensibiliser les enfants au concept de la non-binarité pourrait réduire les préjugés à l'école, suggère une étude
Flirter à l'adolescence ne serait pas gage de bien-être, au contraire
L’orientation sexuelle n’est pas définie par un seul gène
La variabilité des cycles menstruels pourrait affecter la fiabilité des applis de fertilité
Les hommes qui souffrent de dysfonction érectile seraient moins productifs au travail
Une vie sexuelle active pourrait augmenter les chances de survie après un infarctus
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Un virus de grippe porcine découvert comme propice à une prochaine pandémie
Le siège de la Nasa prend le nom de Mary Jackson, première ingénieure afro-américaine
Miction impossible? La Nasa lance un appel à idées pour des toilettes lunaires
Norvège: premiers coups de pelle pour excaver un bateau viking
Don du corps à la science: leur utilisation pour des crash tests
 LES PLUS LUS 
L'eau sur Mars s'est volatilisée il y a 3,5 milliards d'années
Un accélérateur de particules pour révéler les secrets de papyrus vieux de 2.000 ans
Un exosquelette connecté au cerveau permet à un patient tétraplégique de marcher
Égypte: découverte de momies d’animaux et de statuettes à Saqqarah
Le stress prénatal chez les futures mères pourrait nuire au développement cérébral de l'enfant à naître
Les prochains astronautes sur la Lune sautilleront moins
L'homéopathie ne sera plus remboursée par la Sécu en 2021
Le poisson-clown n’a pas la capacité génétique de s’adapter
Le Nobel de médecine couronne la recherche sur l'adaptation du corps au manque d'oxygène
La pratique régulière du sport pourrait améliorer la santé cardiovasculaire à n'importe quel âge
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2020 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.072 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.