ACCUEIL | FLUX RSS
Dimanche 26 Mai 2019

PLANETE - Publié le 22/04/2019 à 14:12


Repérer les déchets plastiques marins par satellite


AFP

Sur une plage de Lesbos, en mer Egée, des étudiants grecs, enfoncés dans l'eau jusqu'au genou, déposent délicatement des cadres en PVC de la taille d'un mur à la surface avant que des plongeurs ne les amarrent au large.

Attachés aux quatre cadres de cinq mètres sur cinq, des sacs et des centaines de bouteilles - tels des radeaux de plastique flottants.

L'idée de cette expérience est de déterminer s'il est possible de détecter ces déchets, comme des « cibles » à repérer du ciel, grâce au satellite Sentinel-2 et des drones européens.

« Toutes les cibles ont été emportées en mer, les satellites sont passés au-dessus et nous sommes prêts à faire le premier rapport », explique à l'AFP le responsable du projet, le professeur Konstantinos Topouzelis, du département des sciences marines de l'Université de l'Egée, située à Mytilene, sur Lesbos.  

Pour préparer l'expérience, l'équipe de l'université grecque a collecté quelque 2000 bouteilles plastiques pour les attacher aux cadres. Y ont aussi été accrochés des sacs de plastique, plus difficiles à détecter dans l'eau et véritable menace contre les dauphins, les tortues et les phoques de la mer Egée.  

Les résultats de l'étude - qui se fonde sur l'observation satellitaire et la cartographie par drone des déchets plastiques marins en mer Egée (« Satellite Testing and Drone Mapping for Marine Plastics on the Aegean Sea ») - seront présentés le mois prochain à Milan à l'occasion d'un symposium de l'Agence spatiale européenne (ESA).

« Les déchets marins sont un problème global qui touche tous les océans du globe. Des techniques modernes sont nécessaires pour les détecter et les quantifier », relève le professeur Topouzelis, qui souligne que les agences spatiales se penchent déjà sur la façon dont satellites et drones pourraient contribuer au nettoyage des mers.

Quelque quatre à 12 millions de tonnes de plastiques sont rejetées en mer chaque année, dégradant la faune et la flore marines, mais seule une petite partie est visible à la surface.  

En 2018, lors de la première phase de l'expérience, il avait été possible de localiser depuis l'espace des concentrations de déchets plastiques s'étendant sur quelque 100 m².

L'ambition, cette année, est de réduire d'un quart la taille détectable de ces « décharges flottantes », et sous diverses conditions météo.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Plus de cinq tonnes d'écailles de pangolin saisies au Vietnam
Avec le réchauffement, le plancton migre vers le nord
Une étude confirme que la chasse à l'ortolan accélère son déclin
Un gaz néfaste pour la couche d'ozone, pourtant interdit, repéré en Chine
Le Botswana lève l'interdiction de chasser l'éléphant
Phoques décapités : deux marins-pêcheurs convoqués devant la justice
Faidherbia Albida, arbre refuge de l'agriculture sahélienne
A Cannes, la fin d'un faux récif de vieux pneus, une hérésie environnementale
En Irak, les marais misent sur l'écotourisme pour redevenir jardin d'Eden
Corée du Sud : retour de l'ibis nippon 40 ans après son extinction
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Plus de cinq tonnes d'écailles de pangolin saisies au Vietnam
SpaceX lance la première grappe de sa constellation de satellites
Les effets du soleil sur la peau : halte aux idées reçues
L'exposition aux pesticides des fleurs pourrait accroître la tension artérielle des enfants
Perturbateurs endocriniens: l'UFC-Que Choisir alerte sur certains produits à base de soja
 LES PLUS LUS 
Le KitKat au thé matcha débarque en Europe
Une nouvelle espèce humaine découverte aux Philippines
A Cuba, les abeilles butinent heureuses et leur miel ravit l'Europe
Comment nettoyer l'espace des vieux satellites et débris spatiaux
Les rideaux d'hôpitaux sont des nids à bactéries
La Lune dans cinq ans ? La NASA entretient le mystère
Google ouvre son premier laboratoire d'intelligence artificielle en Afrique
L'activité physique pourrait aider à guérir d'une lésion de la moelle épinière
Un régime riche en viande accroît le risque de mortalité
Infarctus ne rime pas nécessairement avec arrêt maladie prolongé
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.061 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.