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Dimanche 26 Mai 2019

SANTE - Publié le 22/04/2019 à 14:06


Quels sont les facteurs qui dictent nos principes moraux ?


AFP

Chaque individu possède un sens moral plus ou moins développé. Mais pourquoi certaines personnes se montrent plus à cheval sur l'éthique que d'autres ? Des chercheurs néerlandais et américains se sont penchés sur la question. 

Selon cette nouvelle étude parue dans la revue Nature Communications et menée par des chercheurs de l'université de Radboud (Pays-Bas) et de Dartmouth (Etats-Unis), certaines personnes peuvent déroger à leurs principes moraux en fonction des circonstances.

"Alors que la plupart des gens ont tendance à se préoccuper des autres, certains peuvent faire preuve 'd'opportunisme moral', c'est-à-dire qu'ils veulent donner l'impression d'être justes mais agissent en réalité dans leur propre intérêt", analyse Jeroen van Baar, ancien chercheur à l'Université Radboud et co-auteur de l'étude.

"Dans de nouveaux contextes, comme en temps de guerre, nous pourrions constater que les règles morales que nous avons toujours pensé suivre sont en fait très malléables", ajoute Luke J. Chang, deuxième co-auteur de l'étude et directeur du Computational Social Affective Neuroscience Laboratory (Cosan Lab) de l'université de Dartmouth.

Pour examiner la prise de décision morale dans le contexte de la réciprocité, c'est-à-dire une interaction sociale basée sur le principe de donner et de recevoir, les chercheurs ont conçu un test appelé "jeu de la confiance du multiplicateur caché". 

L'opportunisme moral modifie notre sens de l'éthique

A partir de cette méthode, les auteurs de l'étude ont analysé la prise de décision des participants selon trois catégories de principes moraux : l'aversion pour l'iniquité (où les gens font preuve de réciprocité parce qu'ils veulent obtenir des résultats équitables), l'aversion à la culpabilité (faire une bonne action par sentiment de culpabilité) et l'opportunisme moral.

Chez les personnes agissant selon les stratégies d'aversion pour l'iniquité ou de culpabilité, les schémas cérébraux se sont avérés identiques, contrairement à celles qui ont agi par opportunisme moral. 

"Nos résultats démontrent que certaines personnes sont beaucoup plus souples et appliquent des principes moraux qui diffèrent selon la situation", explique Chang. "Cela peut expliquer pourquoi les gens que nous aimons et respectons font parfois des choses que nous trouvons moralement répréhensibles", conclut-t-il.

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