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Jeudi 20 Juin 2019

RECHERCHE - Publié le 08/04/2019 à 01:17


Des chercheurs créent des molécules à fort potentiel pour traiter le virus Zika


AFP

Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Medicinal Chemistry met en lumière une piste prometteuse pour traiter l'infection au virus Zika.

Transmis par le moustique tigre, le virus Zika est devenu un enjeu mondial de santé publique et s'avère particulièrement dangereux pour le développement cérébral du foetus lorsqu'il est contracté chez la femme enceinte. Actuellement, il n'existe pas de traitements spécialement conçus pour traiter Zika.

Des scientifiques du Advanced Science Research Center (ASRC) de l'Université de New York ont toutefois mis au point des molécules "plus puissantes que presque tout ce qui est actuellement utilisé contre Zika", affirme Adam Braunschweig, professeur de chimie à l'ASRC, qui a dirigé les travaux. 

Tous les virus et les cellules constituées de noyau, y compris les cellules végétales et animales, ont des glucides fixés à leur surface qui agissent comme des étiquettes et aident les cellules à se reconnaître mutuellement. C'est ce même processus qui permet aux virus de pénétrer dans les cellules.

Afin de bloquer cette interaction, les chercheurs ont créé des récepteurs glucidiques synthétiques basés sur l'action des récepteurs naturels et ont testé leur activité anti-Zika dans deux types de cellules distincts. Dans les deux cas, les récepteurs ont montré un fort potentiel pour empêcher le virus de pénétrer dans les cellules : soit en se liant aux glucides à la surface des cellules, soit en se liant à ceux du virus.

En plus du potentiel traitement pour le virus Zika, la stratégie consistant à utiliser des récepteurs synthétiques pourrait également être utilisée pour développer des traitements anticancéreux, antiparasitaires et antibactériens, souligne l'étude. 

Une prochaine étape dans la recherche d'un traitement Zika efficace consistera à créer une deuxième génération basée sur le modèle des molécules décrites dans ces recherches, afin d'en modifier les structures et de les rendre encore plus efficaces. A terme, l'équipe souhaite tester le potentiel thérapeutique de ces molécules chez l'animal.

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