ACCUEIL | FLUX RSS
Jeudi 20 Juin 2019

CIEL&ESPACE - Publié le 04/03/2019 à 12:10


Début de mission réussi pour Dragon, arrivée à la Station spatiale internationale


AFP

La mission de démonstration de la capsule Crew Dragon de SpaceX pour la Nasa a réussi dimanche une nouvelle étape délicate: elle s'est amarrée automatiquement à la Station spatiale internationale (ISS), à plus de 400 km au-dessus de la surface de la Terre.

L'amarrage de la capsule, qui n'a qu'un mannequin à bord, s'est fait à 10H51 GMT.

Un peu plus de deux heures plus tard, les trois membres d'équipage de la station, l'Américaine Anne McClain, le Canadien David Saint-Jacques et le Russe Oleg Kononenko, ont ouvert la trappe de la capsule et se sont glissés à l'intérieur, y trouvant le mannequin, Ripley, sanglée dans un siège, et une petite peluche en forme de planète bleue non sanglée, placée là avec humour par SpaceX comme un "indicateur d'apesanteur super high tech".

"Bienvenue dans la nouvelle ère des vols spatiaux", a déclaré Anne McClain à l'intérieur de Dragon.

"Ce matin, j'ai surveillé la toute première arrivée ainsi que l'arrimage automatisé de la capsule Crew #Dragon à la SSI. L'aube d'une nouvelle ère pour les vols spatiaux habités! #OsezExplorer" a tweeté l'astronaute canadien.

"Félicitations à tous pour cette réussite historique, qui nous rapproche du jour où nous pourrons faire voler des astronautes américains sur des fusées américaines", a déclaré le chef de la Nasa, Jim Bridenstine.

La capsule, appelée aussi simplement Dragon ou Dragon 2, s'était approchée progressivement de la station, synchronisant sa vitesse et sa trajectoire. A l'image, le contact a semblé se faire très lentement, mais l'ISS et la capsule filaient en réalité à plus de 27.000 km/h autour de la Terre.

L'arrivée a pris environ 27 heures depuis le lancement par une fusée SpaceX depuis le centre spatial Kennedy en Floride. Dragon se détachera vendredi prochain pour retomber dans l'Atlantique, ralentie par quatre parachutes.

La mission est une répétition générale de la première mission habitée de Dragon, prévue cette année. Le test vise à vérifier que le véhicule est fiable et sûr, afin de permettre à la Nasa de reprendre les vols habités depuis le sol américain.

Depuis la fin des navettes spatiales en 2011 après trente ans de service, seuls les Russes assurent les allers-retours vers l'ISS.

"Encore une étape qui nous rapproche de notre vol", a réagi l'astronaute Bob Behnken, l'un des deux choisis par la Nasa pour la première mission habitée.

- Réduire les coûts -

SpaceX a fait le voyage une quinzaine de fois depuis 2012, mais seulement pour ravitailler la station. Y emmener des humains nécessite des sièges, un air respirable dans un habitacle pressurisé, une température régulée pour les passagers, et évidemment des systèmes de secours.

C'est la première fois que la Nasa confie à des sociétés privées le transport de ses astronautes. Boeing a aussi gagné un contrat et développe sa propre capsule, Starliner, qui sera testée dans quelques mois.

Cette fois, l'agence spatiale ne possède plus les vaisseaux ou fusées et achète un service, pour un prix fixe - 2,6 milliards de dollars pour six allers-retours dans le cas de SpaceX, selon un contrat conclu en 2014, auxquels s'étaient ajoutés auparavant des contrats de développement pour 600 millions.

Ce changement de modèle a été engagé par le président Barack Obama à partir de 2010, durant son premier mandat. Mais en raison des retards de développement, il se concrétise sous la présidence de son successeur, Donald Trump.

"Grâce à nous, la Nasa +rocke+ à nouveau. Formidable activité et succès. Félicitations à SpaceX et à tous !", a tweeté le président républicain samedi.

La Nasa a comme directive officielle, depuis 2017, de retourner sur la Lune. Elle est très bien financée par le Congrès et a obtenu 21,5 milliards de dollars de budget en 2019.

Elon Musk, le patron de SpaceX, semble plus intéressé par une exploration plus lointaine du système solaire. Il a redit son rêve samedi: "Nous devrions avoir une base occupée en permanence sur la Lune, et envoyer des gens sur Mars, pour qu'ils y restent".

SpaceX a signé avec le milliardaire japonais Yusaku Maezawa pour un voyage autour de la Lune, pas avant 2023, à bord d'une fusée en développement et bien plus puissante que celle ayant servi à la mission Dragon.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Les fragments de Lune d'Apollo ont transformé la connaissance de l'univers
La conquête de l'espace en dix grandes dates
Il y a bientôt 50 ans, deux Américains marchaient sur la Lune
La Station spatiale internationale ouverte aux touristes en 2020
SpaceX assure que la visibilité de ses 60 satellites Starlink va diminuer
La NASA prépare l'envoi d'équipements sur la Lune en 2020
Panique astronomique face à la constellation de satellites de SpaceX dans le ciel
Détournements astronomiques dans le secteur spatial russe
SpaceX lance la première grappe de sa constellation de satellites
Après la Lune, le premier pas sur Mars dans les années 2030... ou 2060?
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Un tour d'évasion tourne au drame: le corps du magicien retrouvé dans le Gange
Des chercheurs dissèquent le regard attendrissant du chien
Les fragments de Lune d'Apollo ont transformé la connaissance de l'univers
Les émotions morales, un outil pour diagnostiquer la démence fronto-temporale ?
Un nez artificiel conçu pour aider les médecins à identifier les tissus cancéreux pendant la chirurgie
 LES PLUS LUS 
Planète: la seule issue se trouve sous terre, selon certains experts
Une nouvelle espèce humaine découverte aux Philippines
Google ouvre son premier laboratoire d'intelligence artificielle en Afrique
Comment nettoyer l'espace des vieux satellites et débris spatiaux
A Cuba, les abeilles butinent heureuses et leur miel ravit l'Europe
Les rideaux d'hôpitaux sont des nids à bactéries
La Lune dans cinq ans ? La NASA entretient le mystère
L'activité physique pourrait aider à guérir d'une lésion de la moelle épinière
Un régime riche en viande accroît le risque de mortalité
Infarctus ne rime pas nécessairement avec arrêt maladie prolongé
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.059 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.