ACCUEIL | FLUX RSS
Mardi 25 Juin 2019

TECHNOLOGIES - Publié le 10/01/2019 à 14:55


Les internautes plus âgés partagent davantage d'infox


AFP

Les internautes âgés de plus de 65 ans ont tendance à partager plus de fausses informations sur Facebook que les utilisateurs plus jeunes, selon une nouvelle étude américaine publiée mercredi.

Des chercheurs des universités de Princeton et de New York ont analysé les partages, durant la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, d'environ 1.200 personnes ayant déclaré utiliser Facebook et ayant accepté de partager leurs données une fois l'élection passée.

Les scientifiques ont comparé les liens partagés par ces personnes avec plusieurs listes de sites internet connus pour partager de fausses informations -- dont une liste élaborée par le média BuzzFeed.

Les résultats, publiés dans la revue Science Advances, montrent que moins de 8,5% des gens ont partagé au moins un lien issu de l'un de ces sites.

Mais ceux l'ayant fait avaient plus de chances d'être âgés. Les utilisateurs de plus de 65 ans ont partagé "près de sept fois plus d'articles" issus de médias relayant de fausses informations que les personnes âgées de 18 à 29 ans -- le groupe le plus jeune étudié -- et ce indépendamment de leur appartenance politique.

"Aucune autre caractéristique démographique ne semble avoir un effet significatif sur le partage de +fake news+", écrivent les auteurs de l'étude, menée par le professeur de sciences politiques Andrew Guess.

"Il est possible qu'un groupe entier d'Américains, aujourd'hui âgés de 60 ans et plus, manque des compétences relatives aux médias numériques nécessaires pour déterminer la fiabilité des articles rencontrés en ligne", suggèrent-ils.

Par ailleurs, les personnes se décrivant elles-mêmes comme conservatrices ou républicaines ont également plus partagé de liens issus de médias connus pour relayer des infox que les utilisateurs se disant plus libéraux, ou démocrates.

Mais cela pourrait être dû au fait que la plupart des articles de fausses informations produits lors de la campagne présidentielle de 2016 étaient en faveur du candidat républicain Donald Trump.

"Si les +fake news+ avaient penché du côté d'(Hillary) Clinton plutôt que de Trump, il est possible que plus de libéraux, et non de conservateurs, auraient partagé ces contenus", ont écrit les auteurs de l'étude dans une tribune publiée par le Washington Post.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Et si les humains préféraient s'informer via des robots ?
L'intelligence artificielle bat enfin les humains dans un jeu multijoueur
L'intelligence artificielle et le big data à la rescousse des agriculteurs africains
Aux États-Unis, un drone a livré un colis précieux: un rein
D'ici 50 ans, il pourrait y avoir plus de profils de personnes décédées que vivantes sur Facebook
Mario Kart débarque sur smartphone cet été
Imagerie médicale: le prototype d'un scanner révolutionnaire inauguré à Lyon
Google ouvre son premier laboratoire d'intelligence artificielle en Afrique
Les robots en action à la Cité des sciences
Le streaming de jeux vidéo, une fausse bonne idée?
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Le CBD pourrait devenir une arme puissante contre l'antibiorésistance
Un traitement pour soigner l'hypertension pourrait protéger de la maladie d'Alzheimer
Une nouvelle revue pour les adeptes de la collapsologie
Un tour d'évasion tourne au drame: le corps du magicien retrouvé dans le Gange
Des chercheurs dissèquent le regard attendrissant du chien
 LES PLUS LUS 
Planète: la seule issue se trouve sous terre, selon certains experts
Une nouvelle espèce humaine découverte aux Philippines
Google ouvre son premier laboratoire d'intelligence artificielle en Afrique
A Cuba, les abeilles butinent heureuses et leur miel ravit l'Europe
Comment nettoyer l'espace des vieux satellites et débris spatiaux
Les rideaux d'hôpitaux sont des nids à bactéries
La Lune dans cinq ans ? La NASA entretient le mystère
L'activité physique pourrait aider à guérir d'une lésion de la moelle épinière
Un régime riche en viande accroît le risque de mortalité
Infarctus ne rime pas nécessairement avec arrêt maladie prolongé
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.053 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.