ACCUEIL | FLUX RSS
Samedi 20 Avril 2019

CIEL&ESPACE - Publié le 17/10/2018 à 13:15


Les deux rescapés de Soyouz racontent leur atterrissage d'urgence



Le cosmonaute russe Alexeï Ovtchinine a comparé mardi la pression ressentie lors de la procédure d'éjection d'urgence de son vaisseau Soyouz la semaine dernière à « un bloc de béton sur la poitrine ». L'astronaute américain Nick Hague, lui, se souvient des violentes secousses.

Les deux hommes de la mission 57 étaient censés se trouver en ce moment à 400 km en orbite au-dessus de la Terre, à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Un problème environ deux minutes après le décollage a déclenché l'éjection automatique de la tour de sauvetage de la fusée, dans laquelle se trouvait la capsule avec les deux hommes.

Ils ont chacun raconté leur expérience mardi, l'un depuis la Russie, l'autre depuis Houston aux États-Unis.

Interviewé par la télévision publique Rossiya 24, Alexeï Ovtchinine a expliqué que « la pression ressentie durant la descente va de la poitrine au dos, donc imaginez que quelqu'un pose sur votre poitrine un gros bloc de béton qui fait sept fois votre poids ».

Le cosmonaute de 47 ans, dont c'était le deuxième voyage dans l'espace, a toutefois noté que la pression n'était « pas si intense, un peu moins de 7-g », soit moins que les pressions auxquelles sont confrontés les spationautes durant leur entraînement.

Mais c'était plus que les 5-g des redescentes normales de Soyouz, a dit Nick Hague, 43 ans, et dont c'était la première mission.

« Je me sens bien, comme mon collègue américain Nick Hague », a ajouté Alexeï Ovtchinine selon qui « les docteurs ont conclu que notre santé est bonne, et même excellente ».

« La première chose que j'ai ressentie est d'être violemment secoué d'un côté à l'autre », a expliqué de son côté Nick Hague, dans un questions-réponses avec des médias retransmis sur l'internet par la NASA. Ces secousses étaient dues au fait que leur capsule s'éloignait, grâce à ses propres moteurs, le plus vite possible de la fusée, avant l'ouverture des parachutes.

Les deux coéquipiers ont en même temps vu les signaux d'alarme allumés. « Tout ce que vous avez appris à l'entraînement prend alors la main », a raconté l'Américain.

Mais « pour l'essentiel, le système automatique de sauvetage a tout fait, nous l'avons seulement suivi », a précisé le Russe.

La Russie a créé une commission d'enquête afin de déterminer les raisons de cet échec, qui pourrait avoir des conséquences sur le planning de l'ISS.

Bien sûr, il y a la déception de ne pas être dans l'espace. Nick Hague a rappelé qu'il s'était entraîné deux ans pour cette mission. D'autres astronautes s'entraînent depuis des années pour les prochaines missions.

« Je suis prêt à voler dès que la NASÀ le voudra », a dit l'astronaute, y compris à bord d'une Soyouz, qui est pour l'instant le seul véhicule capable d'emmener des humains dans l'espace.

L'échec de jeudi « n'a fait que renforcer ma confiance dans la solidité de ce système », a dit Nick Hague. Le système d'urgence « n'avait pas été activé en 35 ans, mais nous l'avons activé la semaine dernière, et il marche. Cela témoigne de l'engagement, de la persévérance et de l'attention aux détails » des équipes Soyouz, a-t-il dit.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Vivre comme sur Mars? Une base ouvre dans le désert chinois
Découverte d'une particule fondatrice de l'univers
La Lune dans cinq ans ? La NASA entretient le mystère
Comment nettoyer l'espace des vieux satellites et débris spatiaux
Le monde admire pour la première fois un trou noir
Japon: la sonde Hayabusa2 tente de créer un cratère sur un astéroïde
Enfin une image d'un trou noir ? Réponse mercredi
Les débris du test antisatellite pas dangereux pour l'ISS, dit l'Inde
Votre voix sur Mars? Tentez le concours
Du méthane sur Mars; une source peut-être localisée
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Des archéologues ajoutent l'urine à leur boîte à outils
Argentine: découverte d'un cimetière de dinosaures datant de 220 millions d'années
L'un des plus grands mammifères terrestres découvert au Kenya
Le plus gros perroquet du monde profite du réchauffement climatique
Vivre comme sur Mars? Une base ouvre dans le désert chinois
 LES PLUS LUS 
Les nuits lunaires plus froides que prévu, selon la sonde chinoise
Un dinosaure se défendant avec ses épines découvert en Argentine
Une momie d'Equateur, clé pour savoir comment une grave maladie a atteint l'Europe
Le petit-déjeuner ne favoriserait pas forcément la perte de poids
Le jour se lève pour des panneaux solaires révolutionnaires
L'image que l'on a de son corps peut dépendre de l'entourage
Tout un défi de sauver la tombe de Toutankhamon du tourisme de masse
Le Nord magnétique fonce du Canada vers la Sibérie
Le désert médical, un mal dont souffrent les Français des villes moyennes
Ouganda: saisie d'ivoire et d'écailles de pangolin, deux Vietnamiens arrêtés
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.036 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.