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Samedi 20 Juillet 2019

SANTE - Publié le 14/09/2018 à 22:14


Évaluation de l'homéopathie: la Haute autorité de santé peaufine sa méthode



La Haute autorité de Santé (HAS), saisie fin août par le ministère de la Santé pour évaluer l'efficacité de l'homéopathie et le bien-fondé de son remboursement, travaille actuellement sur la méthode à suivre, a déclaré vendredi à l'AFP sa présidente.

"Nous travaillons sur la méthode. Nous nous baserons sur les données de la science, des avis de spécialistes et de patients", a indiqué Dominique Le Guludec en marge d'un congrès sur la médecine du futur, PharmaCité, organisé à Paris par la fédération des entreprises du médicament (Leem).

L'homéopathie, "très peu d'agences en Europe l'ont évaluée. Les Anglais l'ont évaluée, et ils l'ont déremboursée" a-t-elle souligné.

L'avis de la HAS sur l'homéopathie, attendu par le ministère de la Santé d'ici fin février, risque-t-il d'être orienté, dans un sens ou dans l'autre ? "Nous sommes indépendants, et j'y tiens", a assuré Mme Le Guludec.

S'agissant du chantier plus vaste de la réforme générale de l'évaluation des médicaments en France, un projet relancé par le gouvernement en juillet, Mme Le Guludec a précisé que les conclusions des différents groupes de travail seront rendues "en avril".

"Les médicaments innovants qui arrivent sont souvent très efficaces pour un petit groupe de patients, et pas pour les autres. Or notre approche est globale, donc cela nécessite des évolutions de nos pratiques, qui vont se faire", a-t-elle déclaré lors d'une table ronde au congrès.

Les apports d'un médicament innovant sur la qualité de vie des patients, ainsi que sa capacité à générer des économies sur d'autres dépenses (par exemple en termes de coûts d'hospitalisation évités), devraient aussi être mieux pris en compte, a-t-elle ajouté.

Cependant "les innovations qui arrivent sont très complexes et n'ont jamais été aussi incertaines au moment où elles arrivent à l'évaluation", en raison de données souvent "très précoces", a-t-elle relevé.

C'est pourquoi "il ne faut rien céder sur les enjeux de sécurité, d'efficacité, d'éthique, de soutenabilité (financière, NDLR) et d'accès aux patients" de ces traitements, a-t-elle insisté, plaidant sur des remboursements réversibles, en fonction des données de suivi.

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