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Mercredi 21 Novembre 2018

RECHERCHE - Publié le 10/07/2018 à 20:13


Test prometteur en Australie pour combattre la dengue



Plus de 80% d'une colonie de moustiques répandant la fièvre de dengue ont été anéantis dans une ville australienne lors d'un test prometteur pour combattre cette infection virale dangereuse, ont indiqué mardi des scientifiques.

Des chercheurs du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO), organisme public australien de recherche scientifique, ont reproduit des millions de moustiques mâles Aedes aegypti non piqueurs, dans le cadre d'un projet financé par Alphabet, la maison-mère de Google.

Les insectes étaient infectés par la bactérie Wolbachia, qui les rend stériles. Ils ont ensuite été relâchés à Innisfail, ville de l'État régional du Queensland (nord-est). Pendant plus de trois mois, ils ont fécondé des femelles qui ont pondu des oeufs n'ayant pas éclos, entraînant une chute vertigineuse de leur population.

Le moustique Aedes aegypti, l'un des plus dangereux au monde, est le vecteur principal de la dengue, du virus Zika, du chikungunya et de la fièvre jaune. Il est responsable de l'infection de millions de personnes chaque année à travers le monde. C'est pourquoi ce test scientifique constitue une avancée majeure, a indiqué Kyran Stauton, de l'Université australienne James Cook.

« Nous avons beaucoup appris en participant à ce premier essai tropical et nous sommes enthousiastes à l'idée de voir cette approche appliquée dans d'autres régions où l'Aedes aegypti est une menace pour la vie et la santé », a-t-il dit.

Cette technique de stérilisation d'insectes a déjà été effectuée par le passé, mais le défi de la faire réussir sur des moustiques était d'arriver à en produire suffisamment, d'identifier les mâles, de retirer les femelles piqueuses et ensuite de les relâcher en nombre suffisamment important pour anéantir une population.

« Nous sommes très heureux de voir une importante suppression de ces dangereux moustiques femelles piqueuses Aedes aegypti », a déclaré Nigel Snoad, de la société de sciences de la vie Verify (Alphabet), qui a financé le projet.

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