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Lundi 19 Novembre 2018

SANTE - Publié le 27/06/2018 à 20:53


Avorter dans un cabinet pas plus dangereux que dans un hôpital, selon une étude américaine



Les strictes et coûteuses normes hospitalières imposées par certains États américains conservateurs aux cliniques d'avortement ne permettent apparemment pas de réduire les complications liées à l'intervention, selon une étude portant sur une partie des IVG réalisées aux États-Unis et publiée mardi.

Plus de 95 % des avortements aux États-Unis ont lieu en dehors d'un hôpital: principalement dans des cliniques d'avortement ou des cabinets médicaux.

Mais depuis les années 2000, 13 États ont imposé à ces lieux d'avoir des «centres de chirurgie ambulatoire», ce qui implique des couloirs d'une certaine largeur, des salles d'opération stériles et des lavabos de type hospitalier, un investissement qui peut s'élever à cinq millions de dollars, selon l'étude publiée dans la revue de l'Association médicale américaine, JAMA.

Ces normes sont interprétées comme un obstacle au droit constitutionnel à l'avortement, et une façon indirecte pour les élus anti-IVG de faire fermer des cliniques d'avortement.

Les défenseurs de ce droit clament depuis longtemps que ces normes sanitaires sont inutiles.

Les auteurs de l'étude ont donc analysé les complications liées à 50 000 avortements réalisés de 2011 à 2014, dans des centres de chirurgie ambulatoire et en cabinets.

Ils n'ont trouvé aucune différence statistique significative entre le nombre de complications (hémorragies, infections...) dans l'un et l'autre des environnements.

Mais l'étude, bien que de grande échelle, comporte des limites importantes. Il est possible que les femmes se rendant dans des cliniques de niveau hospitalier ne soient pas les mêmes, du point de vue médical ou démographique, que les autres, ce qui pourrait influer sur le taux de complications.

D'autre part, seules les femmes ayant une assurance privée ont été incluses dans l'étude, or elles ne représentent que 15 % des avortements aux États-Unis, des couvertures publiques étant disponibles pour les plus pauvres. Le résultat n'est donc pas généralisable.

Avant la légalisation au niveau national de l'avortement par la Cour suprême, en 1973, les avortements étaient réalisés dans les hôpitaux, dans les États où cela était autorisé. Puis les procédures ont de plus en plus été transférées à des cliniques et des cabinets, pour des raisons pratiques et de coûts, écrivent dans un éditorial les médecins Carolyn Westhoff et Anne Davis, du centre médical de l'Université Columbia à New York.

Elles rappellent que l'avortement est réalisé par l'ouverture non stérile du vagin et du col de l'utérus, et qu'un environnement stérile n'est donc pas requis.

«Obliger des cabinets à se transformer en centres chirurgicaux ambulatoires sans justification médicale est un obstacle trop élevé», écrivent-elles, «et conduira probablement à réduire l'accès des femmes à l'avortement».

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