ACCUEIL | FLUX RSS
Samedi 16 Fevrier 2019

PLANETE - Publié le 26/06/2018 à 19:22


Le récif corallien de Belize retiré de la liste du patrimoine en danger



Deuxième plus grande au monde, après celle d'Australie, la barrière de corail du Belize a été retirée ce mardi par l'Unesco de la liste du patrimoine en danger.

Submergé dans les eaux cristallines et turquoises des Caraïbes, ce récif corallien figurait sur cette liste depuis près d'une décennie, après avoir été menacé par l'exploitation pétrolière.

La barrière - inscrite au patrimoine mondial depuis 1996 - abrite une biodiversité exceptionnelle, où se côtoient de nombreuses espèces de poissons tropicaux, d'énormes requins ou encore des tortues.

Jusqu'à récemment, le Belize ne disposait pas de lois strictes en matière de protection de l'environnement, ce qui a conduit l'Unesco à déclarer en danger en 2009 ce récif corallien.

L'avertissement de l'Unesco portait également sur les mangroves - où naissent beaucoup des poissons de la barrière de corail - mises en péril par le développement urbain sauvage le long des côtes.

Le Parlement du Belize a finalement fait voter fin 2017 un moratoire sur l'exploitation pétrolière offshore destiné à sauver sa barrière de corail.

Les défenseurs de l'environnement avaient été les premiers à exiger ce moratoire, organisant en 2012 un référendum informel dans lequel 96% de la population du pays s'était exprimée contre la prospection pétrolière.

"Il est normal que des personnes aient voulu exploiter ce type de ressources (le pétrole) qui pourrait nous profiter économiquement", se défend le Premier ministre adjoint, Patrick Faber.

"Mais nous nous réjouissons que le gouvernement et le peuple aient décidé que nous ne pouvions pas prendre ce risque", ajoute-t-il.

- Gardiens du récif -

Cette barrière de corail, qui s'étend sur 380 km entre la pointe du Yucatan au Mexique jusqu'au Guatemala et Honduras, principalement au large du Belize, se situe par endroits à seulement quelques centaines de mètres du rivage.

Ce récif est devenu une grande attraction touristique, appréciée notamment des amateurs de plongée.

Elle est aussi vitale pour les pêcheurs de la côte.

"Nous vivons grâce au récif", souligne la chef Jenni Steines, propriétaire d'un restaurant à San Pedro, qui propose une cuisine fusionnant les plats indigènes d'origine mayas et ceux du Belize.

"Il y a de nombreuses années, nous ne faisions que ça, la pêche, la pêche à la langouste, les coquillages (...). Maintenant, c'est grâce aux revenus du tourisme que nous vivons", explique-t-elle.

Belize estime que 20% des 367.000 habitants du pays vivent directement ou indirectement du récif. Cela rapporte environ 37 millions de dollars par an.

Pour les touristes, "c'est la plus grosse attraction", rappelle Steines.

Karen Waight Canul, qui possède une boutique de plongée, estime que sensibiliser les touristes à la préservation de cette barrière passe par la population locale.

"Les touristes sont les enfants de cette industrie. Nous les prenons en charge, nous sommes les professeurs", commente-t-elle.

"Nous connaissons l'écosystème, nous connaissons l'endroit. Alors nous pouvons leur apprendre ce qu'est Belize, et ce qu'est la barrière", poursuit Canul.

Mais la bataille pour protéger la barrière est loin d'être terminée.

D'autres menaces persistent comme la présence d'ordures, les rejets des bateaux de croisières ou la surfréquentation du site par les touristes.

"Cela n'arrête pas", déplore Nadia Bood, directrice du WWF au Belize.

"Nous devons tenir le gouvernement pour responsable et nous assurer qu'il ne fait rien qui contrevienne aux actions prises pour que ce site soit retiré de la liste du patrimoine en danger", dit-elle.

Everest: la Chine interdit aux touristes son camp de base au Tibet
Déforestation en Indonésie: plus de 1,3 milliard en amendes impayées
Action en justice contre la chasse au dauphin au Japon
Le zoo de Chester diffuse de rares images de pangolins géants
Fukushima: un robot confirme la possibilité de soulever du combustible fondu
Les énergies renouvelables progressent en Europe
La Zambie veut abattre 2000 hippopotames, les ONG indignées
Une rare panthère noire photographiée en Afrique
Des bases américaines menacées par le changement climatique
Prédire la floraison des cerisiers, très sérieuse mission au Japon
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Everest: la Chine interdit aux touristes son camp de base au Tibet
Déforestation en Indonésie: plus de 1,3 milliard en amendes impayées
La NASA presse sur l'accélérateur pour un retour sur la Lune
Découverte de la chambre funéraire d'un noble inca au Pérou
Maladies chroniques : et si on prescrivait des activités physiques sur ordonnance ?
 LES PLUS LUS 
Beurk ou miam? La différence est plus dans la tête que dans l'assiette
L'empire contre-attaque ou le retour de Microsoft au sommet
Microbiote: à la découverte de notre jardin intérieur
Cuba: l'internet mobile disponible à partir de jeudi
Climat: une ado en colère plaide en faveur des générations futures
Une lettre d'Einstein sur Dieu vendue 2,89 millions de dollars
Attaque sur les petits écrans: le boom des jeux vidéo sur mobile en Afrique
Naissance du premier bébé grâce à une greffe d'utérus d'une donneuse décédée
L'hiver est là, le charbon brûle, les Balkans suffoquent
Premier vol habité à destination de l'ISS depuis le lancement raté
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.025 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.