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Dimanche 21 Octobre 2018

SANTE - Publié le 12/06/2018 à 19:56


La barre des 6.000 greffes par an dépassée pour la première fois



La barre des 6.000 greffes par an a été dépassée pour la première fois en France en 2017 et la plus courante reste de loin la greffe de rein, qui représente près de deux-tiers du total, a annoncé mardi l'Agence de biomédecine.

Au total, 6.105 greffes ont été réalisées l'an dernier, contre 5.891 en 2016: 3.782 greffes de rein (dont 611 grâce à un donneur vivant), 1.374 de foie (dont 18 grâce à un donneur vivant, qui donne une partie de cet organe), 467 de cœur, 378 de poumons, 96 de pancréas, 6 cœur-poumons et 2 d'intestins.

En 2017, 23.828 patients ont été en attente d'un organe.

"Plus de 75% des personnes greffées vivent bien avec leur greffon après 10 ans de greffe", a souligné l'Agence de biomédecine, selon laquelle "en France, plus de 57.000 personnes vivent avec un greffon fonctionnel".

L'Agence de biomédecine organise et assure la répartition et l'attribution des organes.

"Il y a eu beaucoup de progrès en 30 ans, puisqu'en 1985 on faisait 1.360 greffes en France", a commenté le professeur Olivier Bastien, responsable du prélèvement et des greffes d'organes et de tissus à l'Agence de biomédecine.

La Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe aura lieu le 22 juin.

"Il faut rappeler l'importance du don d'organes" qui permet aux receveurs "de gagner des années mais aussi de la qualité de vie", a poursuivi le professeur Bastien, selon qui cette journée nationale vise à mettre en valeur toute la chaîne du don (patients, proches, soignants...)

Les dons d'organes sont régis par la loi de bioéthique, qui va être révisée ces prochains mois.

Les prélèvements d'organes viennent majoritairement de personnes décédées, mais aussi parfois de personnes vivantes, comme pour certaines transplantations de rein.

Trois principes inscrits dans la loi régissent le don d'organes: le consentement présumé (chacun est un donneur potentiel, sauf s'il a exprimé son refus de son vivant), la gratuité du don et son anonymat (sauf pour les dons entre vivants, qui ne peuvent avoir lieu qu'entre proches).

Si on ne souhaite pas donner ses organes après sa mort, il existe deux moyens de le faire savoir: le dire à ses proches ou s'inscrire sur un registre national des refus.

Les questions sont différentes pour le don d'organes de son vivant, soumis à des conditions médicales strictes (le donneur, forcément majeur, doit être en bonne santé et compatible avec le receveur).

Initialement limité à la famille, le cercle des donneurs vivants potentiels a été étendu en 2011 à tout ami qui peut prouver l'existence d'un lien affectif étroit depuis au moins deux ans avec le receveur.

Outre les organes, les greffes peuvent aussi concerner des tissus (peau, cornées, os, valves cardiaques, tendons...).

Un seul tissu peut être donné de son vivant, la peau, mais dans des conditions très précises: le donneur doit être le vrai jumeau du receveur, dont le pronostic vital doit être engagé, selon un texte officiel qui vient de paraître.

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