ACCUEIL | FLUX RSS
Mercredi 15 Août 2018

INSOLITE - Publié le 26/09/2017 à 16:12


Ma thèse en 180 secondes ou comment apprendre à communiquer



"Une expérience incroyable", "un sacré challenge": à la veille de la finale internationale 2017 du concours de vulgarisation scientifique "ma thèse en 180 secondes", des lauréats reviennent sur cette "belle aventure humaine" qui permet d'"apprendre à communiquer".

"C'était une très belle expérience et au final une magnifique surprise !", explique à l'AFP la Suissesse Désirée Koening, lauréate 2016 et cette année membre du jury.

Jeudi à Liège, en Belgique, 20 nouveaux doctorants, issus de 15 pays, monteront sur scène pour la quatrième édition de la finale internationale de "Ma thèse en 180 secondes" avec un objectif: faire comprendre leur sujet de thèse, en trois minutes chrono avec pour seul support une diapositive.

"De belles rencontres", "une chouette expérience humaine qui fait grandir", les anciens lauréats restent visiblement marqués par leur participation et leur contact avec les médias, avouant pour certains que le tout leur ont apporté "une confiance de ouf" ou encore "une grande visibilité".

Mais pour eux, l'aventure ne se résume pourtant pas à un simple challenge personnel.

Le défi d'éloquence représente aussi une belle occasion de s'adresser au public, "de donner envie aux gens de se renseigner un peu plus" ou "reveiller des vocations", pour le belge Adrien Deliege gagnant de la version 2015 du défi d'éloquence.

Ce genre de spectacle "permet au monde d’aujourd’hui de s’intéresser davantage aux sciences", explique la Sénégalaise Ndeye Coumba Fall qui après avoir remporté sa finale nationale en juillet remonte, jeudi, sur la scène.

"C'est important de développer la communication entre le public et la science. On va vers un monde qui est de plus en plus scientifique, de plus en plus technique", explique Adrien Deliege, mathématicien qui s’apprête à intégrer un laboratoire de recherche en "machine learning" (intelligence artificielle), un secteur où le grand public a du mal à faire la part des choses entre fantasme et réalité.

"On a plus que jamais besoin de tout ce qui met en valeur la science, vu la montée de l’obscurantisme", ajoute la Française Marie-Charlotte Morin, prix du public de la première finale internationale, qui depuis se consacre à la vulgarisation.

"Plus de gens s’intéressent à la science que ce que l'on pourrait croire, il faut juste leur parler de façon compréhensible", explique Désirée Koening.

Plus concrètement, "les chercheurs ont besoin de communiquer pour aller chercher des fonds auprès du grand public", rappelle Marie-Charlotte Morin qui explique que de nos jours "très peu d'argent provient du ministère, que les pourcentages des projets financés sont de plus en plus faibles".

Si ces participants s'accordent tous sur la nécessite de communiquer simplement leur savoir, de parler de sciences autrement, ils reconnaissent également que la vulgarisation est un art complexe.

Et ce sont "des compétences sur lesquelles on ne travaille pas forcément", explique Désirée Koening qui regrette que "communiquer sur ses recherches ne soit pas enseigné au cours du cursus universitaire".

Or, rien qu'en France, grâce aux journées de formation organisées autours du concours, "un millier d’étudiants ont été formés à la vulgarisation scientifique depuis 2014", explique la Conférence des présidents d'université (CPU) et le CNRS qui organisent le concours dans l'Hexagone.

"Ma thèse en 180 secondes nous permet d'apprendre à communiquer et ce n'est pas du luxe", conclut Marie-Charlotte Morin.

À Paris, les Uritrottoirs suscitent rires et grincements de dents
Le Mexique bat le record de la plus longue ligne de hot-dogs
Des Lettons veulent planter leur drapeau sur le mont Blanc, la police intervient
Turquie : déplacement d'un hammam historique menacé d'engloutissement
Albanie: la guerre de la truffe
À Tokyo, un temple des chats porte-bonheur attire les instagrammeurs
Mexique: à 12 ans, il entre à l'université en physique biomédicale
Fabrice Gropaiz boucle la première étape de son tour du monde en skate électrique
Sept chiots affamés découverts sur une île déserte canadienne
À Moscou, émoi hors du commun après le vol d'un chat d'un musée
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
La Nouvelle-Calédonie renforce la protection de ses récifs coralliens
Des années encore plus chaudes que prévu jusqu'à 2022, selon une étude
À Paris, les Uritrottoirs suscitent rires et grincements de dents
1, 2, 3, 4 soleil ! Des outils pour percer les mystères de notre étoile
La relativité d'Einstein, supercherie scénaristique préférée des réalisateurs
 LES PLUS LUS 
Pologne: Première naissance en captivité d'un couscous, marsupial indonésien
Découverte d'un nouveau site de sacrifice rituel d'enfants au Pérou
Voici Norman, l'intelligence artificielle psychopathe
Avec le réchauffement climatique, les légumes vont devenir plus rares
Kenya: huit rhinocéros morts après avoir été changés de parc
L'odeur du café est-elle suffisante pour stimuler notre cerveau ?
A Strasbourg, la révolution verte est en marche
Naissances en série au zoo d'Amnéville
Mars à son plus près de la Terre en 15 ans
Des records de chaleur dans tout l'hémisphère nord
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2018 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.025 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.