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Jeudi 21 Juin 2018

SANTE - Publié le 06/05/2017 à 20:00


Google veut créer une carte complète de la santé humaine



Le géant du net suivra 10.000 volontaires 24h/24 ces quatre prochaines années, pour recueillir toutes leurs données médicales. Un pas de plus vers le Big Data.

Créer «une carte complète de la santé humaine». Tel est le but affiché par Verily Life Sciences, qui a lancé le 19 avril «Project Baseline», une étude en partenariat avec les universités de Stanford et de Duke (États-Unis). Cette filiale de Google, créée en 2015, va collecter des données médicales et comportementales de 10.000 adultes volontaires.

Les participants seront sélectionnés selon des critères de représentativité de la population (âge, localisation géographique, antécédents de santé, etc.). Les seules conditions pour postuler sont d’être Américain, majeur, et de ne pas faire d’allergie sévère au nickel ou aux bijoux en métal (entre autres pour ne pas rejeter la montre qu’ils devront porter pour recueillir leurs données).

Ils seront également «rémunérés pour leur temps. Le montant de l’indemnité dépendra de leur participation et sera indiqué dans le consentement établi sur place», précise l’attachée de presse de Google, contactée par le Figaro. «Il y a là un biais dans la “sélection” du panel et sa fidélité dans la poursuite de l’étude», critique Jacques Lucas, vice-président et délégué du numérique du Conseil national de l’Ordre des médecins selon lequel la rémunération des volontaires constituerait une «abdication de la liberté» vis-à-vis des technologies.

Mesures permanentes

Pour les besoins de cette étude, les participants devront porter en permanence une montre connectée, qui enregistrera leur fréquence cardiaque et leur activité physique. Leur domicile sera également équipé d’un capteur placé sous leur matelas pour étudier leur sommeil, et d’une box - comme une box internet - qui compilera les données enregistrées par ces deux outils.

Par ailleurs, ces 10.000 volontaires devront effectuer chaque année une grande visite médicale sur deux jours complets comprenant divers examens (échocardiogramme, examen des yeux, test sanguin, test de salive, réponse à des questionnaires). Trois visites plus courtes seront également prévues (une à deux heures chacune) pour alimenter la base de données.

Enfin, les participants devront tenir un «journal intime» de leur santé où ils devront renseigner leur humeur du jour, leur qualité de sommeil, etc. Il leur sera également demandé de prévenir l’équipe si un nouveau traitement médical est adopté ou s’ils sont hospitalisés pour une quelconque raison.

Des diagnostics grâce au comparatif

Le but de tout cela? «Collecter des informations d’un groupe de personnes divers et regarder comment ces informations changent au fil du temps» note l’équipe de Project Baseline, c’est-à-dire mieux comprendre la transition entre bonne santé et maladie et ainsi, identifier les facteurs de risques d’une pathologie.

«Ce que veut faire Google à terme, c’est également créer de toutes pièces un Big Data, c’est-à-dire un référentiel. Lorsqu’un patient arrivera en présentant des troubles, le système cherchera une comparaison, c’est-à-dire des personnes qui ont présenté les mêmes symptômes par exemple, pour poser un diagnostic», explique Vincent Tétry, président et fondateur de l’Association pour la sécurité des systèmes d’information de santé (Apssis).

Accessibilité aux données

Les données cliniques, d’imageries, physiques, environnementales, comportementales, génétiques, biologiques (sang, salives etc.) de ces participants seront donc régulièrement collectées. «Toutes les informations seront stockées dans une base de données sécurisée cryptée avec accès restreint», assure la page internet du projet Baseline Project.

L’entreprise Verily envisage de rendre anonyme ces informations pour les mettre à disposition de «chercheurs qualifiés». Et précise que chaque demande d’accès à ces données sera évaluée par un comité scientifique.

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