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SEXO - Publié le 06/05/2017 à 19:53


Les 6 raisons de simuler l’orgasme



Simuler l’orgasme n’est pas dramatique dans un couple mais certaines motivations sous-jacentes peuvent l’être.

En France, une femme sur quatre et un homme sur vingt n’ont pas eu d’orgasme lors de leur dernier rapport sexuel. C’est ce que révélait en novembre 2015 un sondage Ifop pour Cam4. Un problème qui nécessite une consultation avec un sexologue, mais quid de l’orgasme fictif occasionnel ou régulier? Le sondage indiquait en effet qu’il arrivait à plus de la moitié des femmes de simuler l’orgasme assez rarement (25%), parfois (24%) ou souvent (7%). Le sondage portait sur les femmes mais les hommes ne sont pas en reste. Un homme sur quatre aurait déjà simulé. Comment? Une équipe canadienne donnait la réponse en février dernier dans le Journal of Sexual Medicine. Principalement par des mouvements corporels simulant l’orgasme (accélération du rythme des va-et-vients, de la respiration, tension puis relâchement du corps et du visage, etc.) mais aussi par des gémissements expressifs. Cette dernière méthode était la favorite des femmes simulatrices, mais les attitudes corporelles orgasmiques précitées venaient juste derrière. On comptait même 10% d’hommes et 10% de femmes qui mentaient carrément en déclarant un orgasme qu’ils n’avaient pas éprouvé.

Six grandes raisons de simuler l’orgasme

Voilà des années que les sexologues essaient de faire la liste des raisons invoquées pour simuler. Avouons-le, lorsque l’on interroge les détenteurs d’orgasmes fictifs, cela ressemble parfois à un catalogue à la Prévert, aussi faut-il se réjouir de l'initiative de psychologues de l’université du Kansas et l’Emerson College de Boston d’avoir mis un peu d’ordre dans tout cela. Les résultats ont été publiés le 17 février dans les Archives of Sexual Behavior. Les auteurs ont recensé 204 raisons de simuler puis les ont regroupés dans 6 sous-ensembles a priori cohérents. L’analyse statistique a confirmé la pertinence de leur classement:

1- Parce que ça fait du bien: se laisser prendre par l’excitation du moment, par le plaisir physique, l’amour ressenti.

2- Pour le partenaire: le protéger (qu’il ne se sente pas maladroit, pour ne pas le blesser), lui faire plaisir (le rendre heureux, le faire se sentir bien).

3- Manque de concentration: un rapport qui dure trop longtemps, qui est déplaisant ou auquel on veut mettre fin.

4- Manipulation/Pouvoir: utilisation du sexe comme un moyen d’obtenir d’autres choses du partenaire (manipulation) ou de se sentir supérieur à lui en le trompant (pouvoir).

5- Insécurité: par peur de paraître anormal, par crainte que l’autre pense que l’on est un «mauvais coup», pour éviter de se disputer avec son partenaire, par peur qu’il se mette en colère, par peur qu’il nous quitte.

6- Connection émotionnelle/Intimité: pour manifester son amour, se rassurer sur la bonne santé de son couple, pour se sentir plus proche émotionnellement de son partenaire.

Les femmes simulent surtout «pour faire plaisir» aux hommes

Première remarque, les femmes et les hommes simulent... Même si les femmes qui simulent le font un peu plus souvent que les hommes. D’autre part, ce sont les jeunes femmes qui sont plus enclines à simuler. Ce qui conforte les données de divers sondages qui montrent que les femmes ont moins d’orgasmes lors de la première année de formation de leur couple.

À noter que les hommes et les femmes ne simulent pas pour les mêmes raisons. Les hommes, eux, simulent davantage par insécurité, connexion émotionnelle, manipulation/pouvoir. Les femmes le font surtout «pour leur partenaire». Il est vrai que beaucoup d’hommes (et de femmes!) restent persuadés que c’est à l’homme de faire jouir sa partenaire. En réalité, dans une relation équilibrée et ouverte, c’est aux femmes de choisir et éventuellement de guider leur partenaire sur les gestes désirés... et de faire le nécessaire pour augmenter leur excitation!

Simuler c’est tromper?

Enfin simuler «pour le partenaire» ou pour renforcer «la connexion émotionnelle» n’a pas forcément de conséquences négatives selon les auteurs de l’étude qui ont comparé les réponses des simulateurs aux tests de satisfaction sexuelle. Les auteurs remarquent en outre qu’avec l’âge on éprouve moins le besoin de simuler «pour le partenaire» mais davantage «pour la connexion émotionnelle». Cette étude confirme néanmoins que certains orgasmes fictifs peuvent être un signe d’alerte et que simuler n’est pas toujours anodin dans un couple. La seule raison de simuler un orgasme qui n’est pas corrélée avec l’existence de troubles sexuels, remarquent les auteurs de l’étude, est «le manque de concentration». Mais le plus simple reste encore d’admettre que l’on n’a pas d’orgasme plutôt que d’en simuler un. Dans un couple mature épanoui, l’orgasme n’est jamais une obligation.

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