ACCUEIL | FLUX RSS
Jeudi 19 Juillet 2018

SANTE - Publié le 17/05/2016 à 18:23


Solitude et mobilité réduite accroissent le risque de mortalité selon une étude



Le risque de mortalité des personnes qui vieillissent peut être accru par la solitude ou une mobilité réduite tandis que le fait d'être plus âgé ou en surpoids ne sont pas des risques aussi prégnants qu'on ne le pensait, ont conclu des chercheurs dans une étude publiée lundi.

Cette étude propose ainsi de modifier les critères actuels basés sur un modèle biomédical qui s'appuie exclusivement sur les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète et l'hypertension artérielle ou les niveaux de mauvais cholestérol pour évaluer l'état de santé et le risque de décéder.

Ces chercheurs de l'Université de Chicago (Illinois, nord) ont déterminé que la solitude, la dépression et le fait d'avoir eu récemment une fracture osseuse qui affecte la mobilité, pouvaient être de meilleurs indicateurs du risque qu'une personne ne meure dans les cinq ans.

Cette étude qui paraît dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS) a été menée à partir des résultats d'une enquête effectuée sur un échantillon de 3.000 personnes âgées de 57 à 85 ans.

"Ce nouveau modèle identifie d'autres facteurs qui sont complètement occultés dans le modèle médical actuel et qui reclasse environ la moitié des personnes qui y sont considérées en bonne santé comme ayant de sérieuses vulnérabilités qui accroissent leurs risques de décéder ou de devenir invalides dans les cinq ans", explique la bio-psychologue Martha McClintock, de l'Université de Chicago, principal auteur de ces travaux.

"En même temps, certaines sujets souffrant d'une maladie chronique sont néanmoins très vigoureux et considérés, selon ces nouveaux critères comme étant en assez bonne santé avec un faible risque de mortalité ou d'incapacité" à moyen terme, ajoute Linda Waite, une démographe de la même université, une des co-auteurs.

Une mauvaise santé mentale qui touche une personne âgée sur huit aux Etats-Unis, a des effets dévastateurs qui étaient insoupçonnés jusqu'alors, selon eux.

Mais l'obésité ou certains cancers présentent peu de risque chez d'autres adultes plus âgés en excellente santé physique et mentale par ailleurs, montre l'étude qui souligne l'importance de la mobilité et d'une vie sociale active.

Selon ce modèle, 22% des seniors aux Etats-Unis qui sont en surpoids avec de hypertension artérielle mais souffrent peu de maladie touchant leurs organes et jouissent d'une bonne santé psychologique et sont mobiles, ont le risque le plus faible (6%) de décéder ou de devenir handicapés dans les cinq ans.

Deux autres groupes d'adultes particulièrement vulnérables ont été mis en évidence dans ce nouveau classement et qui étaient passés inaperçus dans le modèle biomédical actuel, ont déterminé ces chercheurs.

Un de ces groupes comprend des personnes qui ont eu une fracture osseuse après 45 ans ayant affecté ultérieurement leur mobilité.

La seconde cohorte comprend des personnes qui présentent des problèmes de santé mentale en plus de difficultés chroniques pour dormir, d'une consommation excessive d'alcool. Ces derniers marchent également lentement. Tous ces symptômes sont liés à la dépression, précisent les auteurs.

Les personnes âgées les plus vulnérables dans ces deux groupes sont celles qui n'ont aucune mobilité et un diabète incontrôlé ainsi que de l'hypertension.

Sida: trois porteurs du virus sur cinq ont maintenant accès aux traitements
Les parents protègent leurs enfants des dangers du soleil mieux qu'eux-mêmes
Le paracétamol, un médicament courant mais dangereux
Première radiographie couleur 3D d'un humain
Un petit lien établi entre nourriture solide et sommeil de bébé
Cigarette de cannabis thérapeutique: Buzyn pas opposée si c'est utile
Greffe d'organes: Pékin n'est plus persona non grata malgré un manque de transparence
Rougeole: troisième décès en 2018 en France, une jeune fille de 17 ans à Bordeaux
Le Novitchok, arme chimique russe dangereuse et mal connue
Et si une prothèse pouvait restituer artificiellement le ton de la voix ?
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Eau et toilettes: encore des centaines d'années à attendre pour de nombreux pays
Comme sur des roulettes, le robot livreur débarque en Chine
Un demi-siècle après le Concorde, une start-up vise un futur supersonique
Kenya: un neuvième rhinocéros mort après avoir été déplacé
Sida: trois porteurs du virus sur cinq ont maintenant accès aux traitements
 LES PLUS LUS 
A la recherche de l'origine des Incas, grâce à la génétique
Les scientifiques américains transfèrent la mémoire d'un escargot à l'autre en transplantant de l'ARN
Pologne: Première naissance en captivité d'un couscous, marsupial indonésien
Découverte d'un nouveau site de sacrifice rituel d'enfants au Pérou
Avec le réchauffement climatique, les légumes vont devenir plus rares
Voici Norman, l'intelligence artificielle psychopathe
Un château en Corrèze pour un peu plus de 11 euros et la bonne cause
Dans le sud du Maroc, les météorites suscitent les convoitises
Le musée des égouts de Paris fait peau neuve
Climat: moins de neige et la belette blanche devient une cible
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2018 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.026 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.