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SEXO - Publié le 13/04/2015 à 15:03


Quand les rapports sexuels sont douloureux




Près d'une femme sur trois a ressenti des douleurs modérées lors de son dernier rapport sexuel avec pénétration. Les hommes sont 7 % dans ce cas, selon une étude américaine.

Les rapports sexuels douloureux sont beaucoup plus fréquents qu'on ne le pense et ils ne concernent pas que les femmes. Elles sont 30 % à avoir ressenti des douleurs, modérées, lors de leur dernier rapport, et les hommes sont 7 % dans ce cas. Un problème largement sous-estimé par les sexologues qui ne voient dans leurs cabinets que les cas les plus graves (dyspareunie).

L'étude du Pr Debby Herbenick et ses collègues de l'université d'Indiana et du Texas, publiée dans le Journal of Sexual Medicine d'avril, est certes américaine, et l'on sait qu'il peut exister des différences selon les pays. Mais elle a le mérite d'être fondé sur un échantillon national représentatif plus de 1700 personnes pour qui le dernier rapport sexuel comportait une pénétration, ce qui était le cas de la moitié des rapports sexuels.

Au total, ce dernier rapport pénétratif a été douloureux pour environ 5 % des femmes de moins de 35 ans (et 1 à 2 % des plus de 50 ans) et «modérément» ou «un peu» douloureux pour plus d'une femme sur quatre (27,6 %) quelle que soit la tranches d'âges interrogée. Chez les hommes, sans être franchement douloureuse, la pénétration pouvait l'être un peu pour environ 7 %. Le maximum de plaintes concernant les moins 25 ans (13 %) et le minimum les trentenaires (3,6 %).

Une douleur brève généralement

Sans être niée, l'ampleur du problème ne doit pas être exagérée. «Environ 75 % des hommes et des femmes qui font état de douleurs lors de la pénétration vaginale la décrive comme brève, pendant moins de 5 mn, et en tous cas pas plus d'une heure pour la plupart du quart restant». Il y a tout de même 3 % des hommes et 2 % des femmes pour qui la douleur se prolonge au-delà de 24h.

En cas de douleurs brèves, la moitié des hommes et des femmes ne font rien de particulier. Les autres essaient de changer de position (37 % des hommes, 25 % des femmes) ou ajoutent du lubrifiant (22 % des hommes, 28 % des femmes). Rares sont ceux ou celles qui interrompent la pénétration. Plus étonnant, moins de la moitié des femmes et les deux tiers des hommes ne signalent pas à leur partenaire qu'ils ont mal. Ce sont pourtant les stratégies recommandées par les auteurs de l'étude, qui insistent aussi pour que les personnes concernées consultent un médecin (ou plusieurs!) afin d'écarter une cause médicale éventuelle (infection, endométriose, dermatose, médicament perturbant la lubrification naturelle).

Davantage d'orgasmes grâce aux lubrifiants

L'utilisation de lubrifiants mérite aussi d'être banalisée. Dans une précédente étude, la même équipe de chercheurs avait souligné l'importance d'utiliser des lubrifiants en toutes circonstances «pour un meilleur confort et une intensification du plaisir». Aux États-Unis, deux femmes sur trois ont déjà utilisée un lubrifiant lors des rapports, avant tout «pour le plaisir», en particulier pour les moins de 40 ans, mais aussi par curiosité ou pour les préliminaires. D'ailleurs 85 % des femmes estiment que les lubrifiants rendent le sexe plus agréable, 69 % qu'ils augmentent l'excitation et 56 % qu'ils facilitent l'orgasme. La situation est à peu près la même pour les hommes, sauf peut-être avant 25 ans où la moitié n'en ont pas encore utilisé.

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